SOCIO-ÉCONOMIQUE

Maîtriser le développement économique et démographique.

23) Elaborer des outils de planification pour un développement raisonnable (selon l’ensemble des paramètres développés dans le Manifeste) : plan directeur cantonal, régional, communal. Refuser les projets qui ne sont pas en accord avec ces lignes directrices.

24) Créer davantage de lieux de rencontre (immeubles, parcs publics), en particulier lors de la conception de plans de quartier d’une certaine dimension.

25) Mettre sur pied une bourse d’échange de logements pour une occupation rationnelle de ceux-ci (échanges entre personnes âgées seules et jeunes couples).

26) Soustraire des logements à la spéculation en encourageant les coopératives de logements.

Diversifier et renforcer les emplois sur place.

27) Cesser de miser sur le développement de commerces pour consommation de masse et sur les hyper-centres de périphérie pour vitaliser l’économie (nombreux bas salaires pour une grosse consommation de terrain et des nuisances jamais chiffrées).

28) Développer, dans le secteur de la rénovation des bâtiments, des solutions technologiques économes et faisant appel aux énergies renouvelables (par ex. via concours d’idées pour les bâtiments publics).

29) Promouvoir la région comme espace pour un tourisme doux et intelligent (circuits à proposer pour inciter les touristes à rester plus d’une journée dans la région, accès élargi aux sentiers des bords du lac).

30) Favoriser explicitement les entreprises de la région qui respectent les critères écologiques et sociaux en calculant les externalités dans le prix d’une construction (par ex. transports, dumping social).

31) Plutôt que des centres artisanaux dépassés avant que d’être loués, construire des locaux correspondant aux besoins réels (par ex. locaux stériles pour la microtechnique).

Diminuer l’intensité du trafic individuel motorisé et de ses nuisances.

32) Encourager le report modal grâce à de meilleurs transports publics, des parkings d’échange (par ex. à l’Asse), un véritable RER entre Genève et Rolle (puis au-delà dans une phase ultérieure).

33) Favoriser le covoiturage par une concertation entre la région et les grandes villes : par ex. couloirs réservés aux voitures pleines, covoiturage centralisé… Encourager les entreprises (cas échéant fiscalement) à mettre sur pied des concepts internes de mobilité.

34) Créer un véritable réseau de pistes cyclables (analyse impérative lors de chaque chantier routier), encourager les écoliers à prendre régulièrement le vélo, notamment en améliorant les couloirs sécurisés et la lutte contre le vol des vélos.

35) Développer une meilleure desserte des zones artisanales et commerciales par transports en commun.

36) Rendre payants les parkings des hyper-centres afin de rétablir une concurrence équitable par rapport aux commerces des centres-villes et financer les coûts d’accès (routes et transports en commun).

37) Imaginer un centre de location de vélos et petites voitures électriques, voire de véhicules hybrides a priori peu rentables, par ex. via une entreprise sociale employant des personnes en réinsertion (par ex. SEMOLAC).

Favoriser le développement du lien social et prévenir l’exclusion sous toutes ses formes.

38) Favoriser le travail des sociétés locales : gratuité des locaux d’entraînement et de répétition, éventuel soutien à la gestion comptable, subventionnement des entraîneurs de juniors.

39) Soutenir les initiatives des clubs : compétitions locales, en plein air, pour les jeunes (par ex. tournois inter-scolaires, passeport vacances), toutes choses qui les motivent à se passer de la fumée, de l’alcool, et leur évitent le désoeuvrement.

40) Réaliser un centre de glace régional, cas échéant combiné à d’autres installations, accessible rapidement par les transports publics et construit de manière écologique. Soutenir les parcours VTT ou Vita, dans une approche du sport pour tous.

41) Encourager prioritairement les festivals et autres fêtes dont les organisateurs font des efforts significatifs pour réduire les nuisances (« Manifestations propres »).

42) Doter davantage les prix culturels, par le biais de contributions de communes actuellement non associées, afin de constituer un patrimoine d’œuvres actuelles.

43) Soutenir en particulier les initiatives des sociétés de migrants, prendre en compte leur apport notamment dans la journée de l’écolier ou dans la formation d’adultes (accès aux locaux scolaires).

44) Créer un lieu d’accueil régional (éventuellement géré par une association subventionnée) pour les sans-papiers et autres rejetés de la politique d’asile, permettant aussi d’engager (et de valoriser) des personnes au bénéfice de l’aide sociale ou des « civilistes ».

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