POLITIQUE
Préserver une représentation proportionnelle des sensibilités politiques.
45) Créer un district de poids : Nyon-Rolle-Aubonne, qu’on appellerait «
District de la Côte » afin de valoriser l’ensemble et pas seulement le chef-lieu.
46) Explorer les formes de collaboration permises par la nouvelle Constitution
cantonale :
- agglomérer Nyon-Prangins-Gland,
- fusionner les communes de Terre Sainte,
- créer des « associations à buts multiples » pour les villages des Hauts,
le « Grand Rolle », le « Grand Aubonne ».
Créer un véritable Conseil Régional pour la gestion des questions intercommunales.
47) Transférer certaines compétences communales au Conseil Régional, afin
qu’il devienne enfin efficace.
48) Adapter les statuts du Conseil Régional à la Constitution cantonale
afin notamment de garantir le contrôle des organes délibérants, d’éviter
les minorités de blocage et de permettre ainsi à la ville de Nyon de rejoindre
le Conseil Régional.
49) Elire la présidence au suffrage universel, lui attribuer des pouvoirs
et des compétences (et des budgets !), distinguer nettement le rôle du préfet
(autorité de contrôle du Canton), de la présidence du Conseil Régional (représentant
de la Région) et du syndic de Nyon.
50) Mieux défendre les intérêts de la région (transports en commun, EMS,
etc.) vis-à-vis de Lausanne, Genève ou de la France voisine.
Etablir une péréquation régionale, dans une logique de réel partenariat
– plutôt que de concurrence – entre les communes.
51) Mettre sur pied un taux fiscal unique pour le district (anti-dumping),
qui ne soit pas trop attractif par rapport à Genève.
52) Mettre sur pied une fiscalité écologique respectant le principe du pollueur-payeur,
cas échéant avec les correctifs sociaux nécessaires.
53) Envisager au niveau régional un système d’écrêtage des impôts des contribuables
providentiels (étrangers, personnes physiques ou morales), et affecter ce
fonds régional de péréquation au financement de grands projets (par ex.
patinoire).
54) Utiliser l’impôt sur les successions et autres impôts conjoncturels en
priorité pour financer les investissements et non les charges d’exploitation
ou les subventions pérennes .
Promouvoir des services publics de qualité, inspirant confiance, et en garder
la maîtrise.
55) Se décréter « District hors AGCS » (Accord Général sur le Commerce des
Services, qui se négocie actuellement à l’Organisation Mondiale du Commerce).
56) Mettre en place une politique d’intégration et de sécurité fondée sur
la prévention contre les « incivilités », l’éducation et la lutte contre
le désoeuvrement des jeunes.
57) S’accorder sur une police régionale orientée sur la présence rassurante
et la connaissance de la population, active notamment la nuit et collaborant
avec les brigades spécialisées cantonales (Gendarmerie, Enquêteurs).
58) Veiller à mettre en place, au niveau régional, une Justice plus rapide,
professionnelle, épaulée par des dispositifs d’information et de médiation.
59) Renforcer la mise en réseau et le contrôle politique de proximité des
agents de prestations sociales (CMS, OMSV), en accompagnant en particulier
la mise en place du revenu d’insertion (janvier 2006).
60) Pour les soins aigus, clarifier la place des cliniques privées, rationaliser
l’exploitation des infrastructures lourdes (par ex. radiologie), développer
l’équipement en lits d’habitats sécurisés, proches des lits d’hôpitaux,
ainsi que des lits d’EMS spécialisés en psychiatrie.
Faire participer davantage les citoyens aux prises de décision qui engagent
toute la communauté.
61) Mettre sur pied des procédures de concertation large sur les visions
et projets pour la région, cas échéant en organisant des référendums spontanés
(ceintures routières, valorisation de l’amphithéâtre ou du Musée du Léman,
grande salle de spectacle, etc.).
62) Favoriser l’accès aux activités politiques pour les femmes (par ex.
en subventionnant les frais de garde d’enfants) et pour les étrangers (par
ex. en organisant des séances d’information).
63) Donner aux milieux associatifs l’occasion de se faire entendre auprès
des autorités locales (par ex. droit de parole au Conseil communal en début
de séance).
64) Lorsqu’une localité est trop grande pour que chacun et chacune puisse
s’impliquer, créer des comités de quartier pour relayer les préoccupations
de la population auprès de l’administration.