Après avoir hanté avec assiduité pendant plus de 30 ans les locaux de vote, j’ai pris la décision, à la fin des années nonante, de faire un peu plus et de m’engager aux côtés des acteurs politiques. L’occasion de me mettre sur une liste s’est présentée lors des élections à la Constituante, sujet qui m’intéressait vivement, d’autant plus qu’un de mes ancêtres avait participé à l’élaboration de la constitution de 1848.

Lecture faite de la Charte des Verts Vaudois, un engagement à leurs côtés s’imposait de lui-même. Le résultat des élections ne fût toutefois pas conforme à mes attentes puisque, une fois le décompte des voix effectué, je me retrouvais avant-dernier. Depuis, j’ai visé moins haut en décidant de m’engager sur le plan communal, davantage en conformité avec mes capacités.

Une fois piqué au jeu, je me suis efforcé de vivre la Charte au quotidien. Celle-ci peut se résumer en une phrase : « Que chaque être humain puisse s’épanouir dans l’harmonie et dans le respect de l’environnement ». En s’engageant à respecter la Charte, les conseillers communaux verts oeuvrent pour la préservation du bien commun. Ils se distinguent par là des traditionnels partis politiques, puisque les Verts sont autant un mouvement citoyen qu’un parti, dont la devise « Ni à droite, ni à gauche, mais en avant » confirme leur engagement.

Alors que les partis ont au fil des ans perdu le contact avec les citoyens, les Verts s’efforcent de réengager le dialogue, ce qui suppose une implication de plus en plus poussée des habitants dans le processus de décision. L’ère des potentats, qu’ils soient syndics, municipaux ou conseillers communaux, est définitivement révolue.

A ce stade, je ne peux prendre qu’un engagement vis-à-vis des électeurs : celui de respecter notre Charte et d’œuvrer pour des normes de comportement respectant les intérêts de tous.


Nyon, le 19 février 2006

Christian Puhr


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